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Le radon est un gaz radioactif naturel, inodore et incolore, issu de la désintégration de l'uranium présent naturellement dans les roches et les sols. Il s'infiltre dans les bâtiments par les fissures des fondations, les passages de canalisations et les joints défectueux, et peut s'accumuler dans les espaces clos, notamment les sous-sols et les rez-de-chaussée. Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon en France après le tabac, responsable d'environ 3 000 décès par an.
L'exposition au radon est un risque sanitaire de long terme : contrairement aux autres risques naturels, il ne provoque pas de dégâts matériels mais affecte directement la santé des occupants. La concentration en radon dans un logement dépend de la géologie locale (teneur en uranium du sous-sol), de la construction du bâtiment (étanchéité des fondations, ventilation) et des habitudes de vie (aération du logement).
Depuis 2018, la réglementation impose un dépistage du radon dans certains établissements recevant du public (écoles, hôpitaux) situés en zone 3 (potentiel radon significatif). Pour les logements privés, le dépistage reste volontaire mais vivement recommandé dans les zones exposées. Le seuil d'action est fixé à 300 Bq/m3 par l'Organisation Mondiale de la Santé.
12 000 communes (cat 2+3)
communes concernées
N/A
de dégâts
3 000 deces/an
exposés
ClimaScore intègre le potentiel radon du sol tel que défini par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN). Chaque commune est classée en trois catégories : catégorie 1 (potentiel faible), catégorie 2 (potentiel moyen, zones de transition) et catégorie 3 (potentiel significatif). Cette classification est basée sur la nature géologique du sous-sol. ClimaScore convertit ces catégories en niveaux de risque (0, 2 et 4 respectivement) avec une pondération de 5 % dans le score global. Bien que la pondération soit faible, ce risque est signalé car il est souvent méconnu des acheteurs et peut être réduit par des mesures simples.
Le potentiel radon est directement lié à la géologie du sous-sol. Les régions granitiques et volcaniques présentent les concentrations les plus élevées : le Massif central (Auvergne, Limousin), la Bretagne, la Corse, les Vosges, les Pyrénées et une partie des Alpes. Le Massif armoricain (Bretagne, Mayenne, partie de la Normandie) est particulièrement concerné avec de nombreuses communes classées en catégorie 3. L'Auvergne, en raison de ses formations volcaniques riches en uranium, présente certaines des concentrations les plus élevées de France. À l'inverse, les grandes plaines sédimentaires (Bassin parisien, Beauce, Aquitaine) ont généralement un potentiel radon faible.
La première mesure est de faire mesurer la concentration en radon dans votre logement à l'aide d'un dosimètre (disponible pour quelques dizaines d'euros, mesure sur 2 mois minimum en période de chauffe). Si la concentration dépasse 300 Bq/m3, des actions correctives sont nécessaires : améliorer la ventilation du logement (VMC en bon état de fonctionnement), aérer régulièrement les pièces de vie, colmater les fissures et les passages de canalisations dans les fondations et les murs en contact avec le sol. Pour les cas les plus graves, un système de mise en dépression du sol sous le bâtiment (Système de Dépressurisation du Sol ou SDS) permet de capter le radon avant qu'il ne pénètre dans le logement. Lors d'une construction neuve en zone 3, des dispositions constructives spécifiques sont réglementaires.
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