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Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de phénomènes géologiques variés : glissements de terrain, éboulements et chutes de blocs, effondrements de cavités souterraines (naturelles ou anthropiques), coulées de boue et fluages. Ces phénomènes peuvent survenir brutalement (éboulement) ou de manière progressive (glissement lent), avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les habitations.
En France, plus de 7 000 communes sont concernées par au moins un type de mouvement de terrain. Les cavités souterraines, qu'elles soient naturelles (karst calcaire) ou d'origine humaine (anciennes carrières, mines, marnières en Normandie), représentent un danger particulier car elles peuvent s'effondrer sans signe précurseur visible en surface. Les glissements de terrain, fréquents dans les zones pentues sur sols argileux ou marneux, sont souvent déclenchés par des épisodes pluvieux intenses.
Le changement climatique accentue ce risque : les alternances de sécheresse et de forte pluie déstabilisent les sols, l'augmentation des épisodes de pluie intense déclenche davantage de glissements et de coulées de boue, et la fonte des glaciers en montagne libère des pans de roche instables.
7 000 communes
communes concernées
300 M €/an
de dégâts
5 M habitants
exposés
ClimaScore analyse le risque de mouvement de terrain en consultant la base GASPAR de Géorisques, qui recense les Plans de Prévention des Risques Mouvements de Terrain (PPR-MT). La présence d'un PPR approuvé ou prescrit indique que la commune a été identifiée comme exposée par les services de l'État. L'historique des arrêtés de catastrophe naturelle pour mouvements de terrain est également pris en compte. Avec une pondération de 10 % dans le score global, ce risque est intégré de manière équilibrée en tenant compte du fait qu'il peut avoir des conséquences très graves mais reste localisé géographiquement.
Les régions montagneuses sont les plus exposées aux éboulements et glissements de terrain : les Alpes (Isère, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes), les Pyrénées (Hautes-Pyrénées, Ariège) et le Massif central (Cantal, Puy-de-Dôme). La Normandie est particulièrement touchée par les effondrements de cavités souterraines (marnières dans l'Eure et la Seine-Maritime). Le Nord-Pas-de-Calais subit des affaissements liés aux anciennes exploitations minières. Les falaises littorales de Normandie et de Picardie sont sujettes aux éboulements. Les zones argileuses ou marneuses du sud-est (Alpes-Maritimes, Var, Drôme) connaissent de fréquents glissements de terrain, surtout après de fortes pluies.
Avant un achat, consultez les cartes des cavités souterraines et des mouvements de terrain sur Géorisques. Vérifiez si la commune est couverte par un PPR mouvement de terrain. Pour les terrains en pente, une étude géotechnique est indispensable pour évaluer la stabilité du sol. Les mesures de prévention incluent : drainage des eaux de pluie et de ruissellement pour éviter l'infiltration dans les sols, construction de murs de soutènement pour stabiliser les pentes, évitement des surcharges en amont des zones pentues, surveillance des fissures dans les murs et le sol. En zone de cavités souterraines, un diagnostic spécifique peut identifier les vides et évaluer le risque d'effondrement.
Entrez une adresse pour obtenir son score de risque mouvement de terrain et les 6 autres risques naturels analysés par ClimaScore.