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Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un phénomène géologique qui touche plus de 10 millions de maisons individuelles en France. Les sols argileux se rétractent en période de sécheresse et gonflent lorsqu'ils se réhumidifient, provoquant des mouvements de terrain différentiels sous les fondations. Ces mouvements, parfois de plusieurs centimètres, engendrent des fissures sur les murs, des déformations des ouvertures (portes et fenêtres qui ne ferment plus), voire des ruptures de canalisations enterrées.
Ce risque est particulièrement insidieux car il se manifeste lentement, sur plusieurs mois ou années, et les dégâts ne deviennent visibles qu'une fois les fondations significativement endommagées. Le coût moyen de réparation d'une maison touchée par le RGA est estimé entre 20 000 et 80 000 euros, et peut dépasser 200 000 euros pour les cas les plus graves nécessitant une reprise en sous-œuvre des fondations.
Avec le changement climatique, les épisodes de sécheresse deviennent plus fréquents et plus intenses, aggravant considérablement ce risque. Le RGA est aujourd'hui le deuxième poste d'indemnisation en France après les inondations, avec un coût cumulé dépassant les 15 milliards d'euros depuis 1989.
10 400 communes
communes concernées
3 Md € (2022)
de dégâts
10 M maisons
exposés
ClimaScore évalue le risque de retrait-gonflement des argiles en croisant les données du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) sur l'exposition du sol. Le BRGM classe chaque zone en quatre catégories d'aléa : fort, moyen, faible et a priori nul. Cette classification est basée sur la nature géologique du sous-sol, la teneur en argile et le comportement hydrique des formations. ClimaScore convertit cette classification en un niveau de risque de 0 (nul) à 4 (fort) qui est intégré au score global avec une pondération de 20 %, reflétant l'importance de ce risque pour les propriétaires de maisons individuelles.
Le risque de retrait-gonflement des argiles concerne une grande partie du territoire français, mais certaines régions sont particulièrement exposées. Le Bassin parisien (Île-de-France, Centre-Val de Loire) présente de vastes zones d'aléa fort en raison de ses formations argileuses superficielles. Le sud-ouest (Aquitaine, Occitanie) est très touché, avec des sols argilo-calcaires sensibles aux variations hydriques. La vallée du Rhône, la Touraine, le Berry et les plateaux du nord de la France sont également concernés. Les départements les plus sinistrés sont le Loiret, l'Essonne, le Val-de-Marne, la Haute-Garonne et la Gironde.
Pour prévenir les dommages liés au retrait-gonflement des argiles, la première mesure est de s'informer sur la nature du sol avant de construire ou d'acheter. Une étude géotechnique (obligatoire depuis la loi ELAN de 2018 en zone exposée) permet de déterminer la nature du sol et d'adapter les fondations. Pour les constructions existantes, maintenez une distance d'au moins 1,50 mètre entre les arbres et les fondations (les racines assèchent le sol), installez un système de drainage périphérique, évitez les variations d'humidité autour de la maison (arrosage régulier en été d'un côté seulement). En cas de fissures, faites réaliser un diagnostic structurel rapidement pour évaluer la gravité et les solutions de reprise en sous-œuvre si nécessaire.
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